La militante syndicale Do Thi Minh Hanh a été libérée

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27 juin 2014

Les autorités vietnamiennes ont libéré une jeune militante syndicale en mauvaise santé qui a passé quatre ans, sur les sept ans prévus, en prison pour la distribution de tracts appelant des ouvriers de la chaussure à faire grève. Sa libération survient quelques mois seulement après que sa mère a fait une tournée de lobbying aux États-Unis et en Europe pour sa libération.

Aucune raison n’a été donnée pour la libération anticipée de Do Thi Minh Hanh, qui a été arrêtée en février 2010 avec deux autres militants. Durant son emprisonnement, elle a subi des coups de la part de ses gardiens de prison.

« Hanh nous a dit hier que la police allait la ramener à la maison, » dit Ne Ty, le père de Hanh au service vietnamien de RFA ce vendredi, parlant à son domicile de Di Linh dans la province de Lam Dong, dans les hautes terres centrales du Vietnam.

« Le coup de fil est arrivé la nuit, donc, elle pourrait être à la maison demain, » dit-il.

« Elle avait l’air très heureuse », a déclaré Ne Ty, ajoutant que Hanh lui avait dit qu’elle allait bientôt être libérée quand il lui a rendu visite en prison il y a 20 jours.

« Son état de santé s’est amélioré, » dit-il. « Quand elle sera à la maison, elle se reposera et on lui fera passer bilan complet. »

Hanh et les deux autres militants, Nguyen Hoang Quoc Hung et Doan Huy Chuong, ont été accusés d’avoir appelé à faire grève les travailleurs de l’usine de chaussures Mon Phong dans la province de Tra Vinh, dans la région du delta du Mékong, au sud du Vietnam, où des milliers d’ouvriers ont protesté en janvier et février 2010 pour de meilleures conditions de travail et des salaires plus élevés.

Hanh a été condamnée le 27 octobre de la même année à sept ans de prison sur des accusations de « trouble à l’ordre public » et « agissement contre l’administration populaire », selon l’article 89 du Code pénal du Vietnam.

Hung a reçu une sentence de neuf ans, tandis que Chuong a écopé de sept ans, comme Hanh.

Battue, enchaînée

Pendant son incarcération, Hanh a été battue à plusieurs reprises et a été souvent enchaînée, dit sa mère Tran Thi Ngoc Minh devant une commission du Congrès américain lors d’une visite en Janvier 2014 pour appeler à l’aide internationale à faire pression pour la libération de Hanh.

Lorsque Hanh a été arrêtée, « j’ai [vu] les résultats des coups de la police, elle avait de graves blessures à la bouche et des hématomes sur tout le visage, » dit Minh, témoignant dans une audience de la Commission Tom Lantos pour les droits de l’homme.

Hanh a été de nouveau battue par les gardes à la cour où elle a été jugée, et plus tard par des « criminels de droit commun » qui ont agi sur ordre des geoliers.

Dans un effort pour « intimider » sa famille, les autorités de la prison plus tard ont transféré Hanh et un autre prisonnier dans une prison à Thanh Xuan près de Hanoi, à plus de 1600 km de distance, dit Minh.

« Tous les deux, bien que gravement malades, ont été menottés et enchaînés dans le fourgon comme des animaux », a déclaré Minh. « Ils ont perdu conscience à plusieurs reprises. »

Malgré le traitement sévère des autorités, les prisonniers de conscience au Vietnam sont des « patriotes », dit Minh, en parlant à RFA en Janvier après l’audience.

« Ils ont osé défendre les droits de l’homme au Vietnam, » dit-elle.

Source : Radio Free Asia

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