Soirée de soutien aux prisonniers de conscience vietnamiens

Francis Richard|23/01/2018|Actualités|

13 décembre 2017

Le mardi 12 décembre 2017, le Cosunam, Comité Suisse-Vietnam, organisait, au Grand-Saconnex, son désormais repas annuel de soutien aux victimes du régime vietnamien et, plus particulièrement cette année, aux prisonniers de conscience.

Le bénéfice de la soirée d’hier est destiné à les aider et à faire connaître leur sort. Depuis le début de l’année ils ne sont en effet pas moins de 20 à avoir été arrêtés ou exilés par le régime qui, sans vergogne, bafoue les droits de l’homme.

L’un des temps forts aura été la diffusion d’une vidéo, spécialement réalisée pour la soirée. Un autre temps fort aura été celui des interventions officielles et amicales de :

- Pierre Maudet, Conseiller d’État du canton de Genève

- Bertrand Favre, Maire du Grand-Saconnex

- Serge Dal Busco, Conseiller d’État du canton de Genève

- Rolin Wavre, Président du Cosunam

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Nguyen Tang Luy et Dang Xuân Diêu

Le prisonnier de conscience catholique Dang Xuân Diêu était présent et son témoignage en vietnamien, traduit en français par Nguyen Luy Tang, le secrétaire général du Cosunam, a suscité beaucoup d’émotion dans l’assistance.

Dang Xuân Diêu a été arrêté le 30 juillet 2011, au retour d’une formation organisée par le Viet Tan, et n’a été libéré que le 12 janvier 2017, après donc cinq ans et demi de détention arbitraire. Il avait été condamné à 13 ans de prison le 9 janvier 2013.

Comme l’a rappelé Rolin Wavre, la moindre contestation est considérée là-bas comme un crime par le régime, qui est un des derniers modèles du genre totalitaire.

En prison Diêu a subi des sévices corporels et psychologiques, n’a pu recevoir, pendant toute la durée de sa détention, qu’une seule visite, celle de son frère, et encore, brièvement. Il a aussi souffert du froid, n’étant vêtu que d’un pyjama…

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Il a assisté aussi à des passages à tabac d’autres détenus, transportés in extremis à l’hôpital, quand ils avaient été battus à mort, pour pouvoir dire qu’ils y étaient décédés de maladie… L’hypocrisie jointe à l’ignominie…

Une fois conduit à l’aéroport le 12 janvier 2017, il n’y a été informé de son expulsion du pays, que deux heures avant de partir, et n’a donc pu revoir aucun membre de sa famille, laquelle habite à 1500 km de là…

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Dang Xuan Dieu

La chanteuse Anh Chi est venue spécialement de Paris pour apporter une note musicale à la soirée. Elle n’a pas voulu monter sur scène : elle n’était pas là en représentation, mais en simple amie, convive parmi les convives…

Anh Chi a d’abord chanté une chanson dédiée aux prisonniers de conscience, puis deux chansons françaises, La vie en rose et Sous le ciel de Paris (pour partie en vietnamien), où elle devait retourner aussitôt après.

Enfin elle a chanté la célèbre chanson Vietnam, Vietnam, où le nom de son pays est répété indéfiniment, comme une antienne, entonnée par l’assistance qui s’est mise en rythme à battre des mains.

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Anh Chi

Pendant ce temps-là, le repas se déroulait. Avec au menu six plats, aux saveurs délicates pour les papilles et pour les yeux.

Bref, tout était réuni pour que cette soirée soit mémorable, qui plus est pour une bonne et noble cause…

Source : Le blog de Francis Richard