Les États-Unis « perturbés » par l’emprisonnement de militants au Vietnam

Share on facebook
Share on google
Share on twitter
Share on whatsapp
Share on email
Share on print
Share on facebook
Share on google
Share on twitter
Share on whatsapp
Share on email
Share on print

14 octobre 2009

HANOI (AFP) L’ambassade des États-Unis a déclaré mercredi qu’elle était « profondément troublée » par les condamnations, la semaine dernière, de neuf militants démocrates vietnamiens malgré les engagements internationaux du Vietnam à respecter les droits de l’homme.

Au cours de procès distincts, les neuf ont été condamnés jusqu’à 6 ans de prison, en vertu de l’article 88 du Code pénal qui, de l’avis de défenseurs des droits de l’homme, criminalise les dissidents pacifiques.

Plusieurs des accusés ont été condamnés pour avoir déployé des bannières qui dénonçaient le parti communiste au pouvoir et appelaient à la démocratie.

L’ambassade américaine a annoncé dans un communiqué que les neuf ont été condamnés « pour avoir mené des activités pacifiques en faveur de la démocratie, des droits de l’homme et du pluralisme politique.

« Les militants exprimaient simplement leur opinion, pacifiquement, et ne représentaient aucune menace pour la sécurité nationale du Vietnam ».

L’ambassade a déclaré qu’elle était également préoccupée par le cas de l’écrivain Tran Khai Thanh Thuy, « battue et arrêtée après avoir publiquement exprimé son soutien aux neuf militants ».

« Ces actions, ainsi que l’expulsion violente de moines et de nonnes du monastère de Bat Nha dans la province de Lam Dong et l’incapacité du gouvernement à les protéger contre les agressions, contreviennent aux engagements du Vietnam à respecter des principes internationalement reconnues sur les droits de l’homme et sur la primauté du droit », a déclaré l’ambassade.

Les moines et les moniales de Bat Nha sont adeptes de l’un des plus moines bouddhistes les plus influents, résidant en France, Thich Nhat Hanh, militant pour la paix et confident du leader américain assassiné des droits civils, Martin Luther King.

À la fin du mois dernier, ses disciples ont dit qu’ils avaient fui Bat Nha pour une autre pagode, après des menaces venues d’inconnus armés de marteaux et de matraques.

L’ambassade a pressé le Vietnam « d’honorer ses engagements internationaux relatifs aux droits de l’homme » et de libérer immédiatement et inconditionnellement les prisonniers qui sont en détention pour avoir exprimé pacifiquement leurs opinions.

Share on facebook
Share on google
Share on twitter
Share on whatsapp
Share on email
Share on print

Derniers articles